stephane

stephane
Sefyu :]
Lettre du front,
Ici les combats font rages,
Déjà plus d'une année passée loin de toi
Je ne compte plus le nombre de fois,
Où j'ai relu tes lettres pour retrouver ton soutien
C'est dans ton sourire que je puise la force de me battre
Jamais un hiver ne m'a paru aussi froid
Un jour, je reviendrais, inchalla

[Kenza :]
J'ai lu ta lettre, et des larmes coulent de mes yeux
Des perles salées, roulent sur mes joues
Le papier se froisse sous mes doigts,
Déjà plus d'un an loin de toi
À chacune des lettres du front,
Je tremble, j'ai peur, j'ai froid,
Je te revois, fier en uniforme
Sur le quai de la gare, paré à partir
Tu m'as promi de revenir, j'ai promi de te soutenir
Tu puises la force de te battre, dans mes yeux et dans mon sourire

[Sefyu :]
Oh, avant l'armée, j'étais armé
Dans le quartier, j'ai formé, l'équipe la plus cramée
Les keufs étaient alarmés
Ont a cané les mec les plus starbés
Je n'ai pas peur de fumer pour m'affirmer
Ensuite, 3ans fermes la prison m'a enfermée
J'ai vu ceux qui m'aimait mieux au travers qu'une paires de Cartier
Des pleurs j'vais t'épargner en m'engageant au front
J'voulais tourner la page avant que l'on me retrouve contourné.
Du rwanda au Proche Orient, j'me suis inspiré le darfour m'a bien changé des
courses à carrefour
J'écris sur mon carnet le déroulement de chaque jours
pour que tu puisses comprendre ce que je ressens durant mes journées.
T'inquiète la salade, j'ai pas détourné, tu me connais je suis bornée, l'odeur
de la mort m'y a enfermé.
Y'a un an que je suis parti. Pfff le temps il passe chan-mé.
J't'écris cette lettre entre l'assault d'un
coctail molotov.

[Kenza :]
Tu me décris ta vie là-bas au fond des tranchés,
Tu parles d'une odeur qui flotte celle de la mort
Et tu t'étais fait des amis, ils ont disparus aujourd'hui
Tu évites de m'en parler, tu ne veux pas que je me fasses du soucis
Tu rêves la nuit, de mon visage, d'autres paysages
Dans ton c½ur tout est détruit, reste mon image
Nous sommes en pleins moi de décembre
Un second hiver loin de toi
La neige a la couleur du sang
Mes mains sont brûlées par le froid

[Sefyu :]
Je t'écris cette énième lettre pour que tu comprennes que c'est la dernière
Car derrière moi des tires fuses , j'les repousses en arrière
La guerre n'a pas de barrière, j'l'ai appris hier
Quand une balle s'est logée, dans mes artères, j'suis par terre
J'vais partir, j't'embrasse toi, embrasses mes supporters, Mort, avec la
manière, et le c½ur d'un bulldozer.
J'ai compris, qu'au casting de la mort, y'a pas que la misère
Qui postule, j'emmène ton visage à titre posthume

[Kenza :]
Loin de tes yeux, les miens ne voient plus rien,
Mon c½ur ne bat plus, sans le rythme du tien
Reviens-moi, je t'en pris, les souvenir m'assaillent
Pourquoi donner ta vie sur un champ de bataille ?
Loin de tes yeux, les miens ne voient plus rien,
Mon c½ur ne bat plus, sans le rythme du tien
Reviens-moi, je t'en pris, les souvenir m'assaillent
Tu as donné ta vie sur un champ de bataille ?

[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 24 July 2008 at 10:38 AM

PATOU

PATOU
PAROLES SOPRANO

Parole Ferme les yeux et imagine toi Feat Blacko


Soprano : Blacko Soprano, Snip'a Psykatra

Refrain (Blacko) :
Ca n'arrive qu'aux autres on n'réalise pas tant que ca ne nous touche pas
On sait trés bien c'qu'y s'passe ailleurs mais on ose se pleindre
Relativise ferme les yeux imagine-toi
Tu verras comme ta vie est belle

Soprano :
Ferme tes yeux et imagine ta vie
Dans ces pays où les hommes politiques sont en tréhis
Où la liberté d'expression est une conspiration
Où le dollar civilise avec des canons
Où on peut mourir d'une simple fiévre
Où les épidemies se proménent sans laisse
Crois-tu vrément tenir sous la canicule
De ces pays où pendant 2 mois tu bronzes
Eux toute l'année ils brulent
Imagine ta vie sans eau potable
Une douche les jours de pluie
Pas d'bouffe mise sur la table
Imagine toi dans un hôpital
Avec une maladie incurable
Une maladie qui t'juges coupable
Imagine toi enfermé comme Natasha Kampusch
Ou brulé comme Mama Galledou dans l'bus
Ouvre les yeux maintenant
Et avant d'insulter la vie, réfléchit dorénavent

Refrain (Blacko) :
Ca n'arrive qu'aux autres on n'réalise pas tant que ca ne nous touche pas
On sait trés bien c'qu'y s'passe ailleurs mais on ose se pleindre
Relativise ferme les yeux imagine toi
Tu verras comme ta vie est belle

Blacko :
Ferme les yeux et imagines-toi quelque part en Afrique
Dans un village bati de terre sous un soleil de plomb
Imagine l'air chaud et lourd, cet étendu désertique
Ce maigre troupeau de chévre ( ???un gamin et son baton ???)
Imagine cette longue marche que tu dois accomplir
Afin que tes bêtes puissent paître et se rafraichir
Ces 30 bornes à faire, ces voleurs de betails et leurs kalachnikovs qui tirent sans réflechir
Imagine Madagascar et ses montagnes d'ordures
Imagine tes 8 ans et tes pieds sans chaussures
Imagine tes mains dans les détritus
Pour un bout de pain mais tu t'y habitues
Imagine Paris et son péripherique
Quelque part sous un pont pas loin du trafic
Imagine toi sous un duvet salle
Luttant contre le froid, luttant contre la dalle
Maintenant imagines-toi, dans ta voiture, bloqué dans les embouteillages
L'homme sort lentement de sa couverture, l'homme a ton visage
Dis-moi ce que tu ressens, le regardes-tu autrement ?
Avant d'insulter la vie réfléchit dorénavent

Refrain (Blacko) :
Ca n'arrive qu'aux autres on n'réalise pas tant que ca ne nous touche pas
On sait trés bien c'qu'y s'passe ailleurs mais on ose se pleindre
Relativise ferme les yeux imagine toi
Tu verras comme ta vie est belle

Soprano :
Karl, imagine toi sans la musique, la santé abimée par les 3-8
Les allés-retour aux ASSEDIC

Blacko :
Saïd imagine toi sans cette réussite, en galère, juste le SMIC
Prisonnier de cette tour de brique

Soprano :
Moi j'ai quoi sans Snip'a
Moi sans psy4 et ces bons moments qu'd'autres ne connaissent pas

Blacko :
Imagine un peu nos vies sans tout ça
C'est pour ça, remercions Dieu pour tout ça
Pardon pour les jours où j'me plains
Les jours où je ne vois que moi, mon nez et pas plus loin

Soprano :
Pardon pour toutes ces fois où j'ai grossi mes problèmes
Pour toutes ces fois où j'ai fais tourner le monde sur moi même

Blacko :
Ferme tes yeux juste une seconde
Vois la misère du monde
Et ta place dans tous ça

Soprano :
Prenons conscience de la chance qu'on a
Et tu verras peut être que la vie est belle

Blacko : Blackoooo , Sopranooooo

Refrain (Blacko) (X2) :
Ca n'arrive qu'aux autres on n'réalise pas tant que ca ne nous touche pas
On sait trés bien c'qu'y s'passe ailleurs mais on ose se pleindre
Relativise ferme les yeux imagine toi
(Soprano)Tu verras comme ta vie est belle


[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 24 July 2008 at 10:19 AM